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Pick up Production présente

DJ One Up : « La musique, c’est le kérosène des danseurs »

Présent derrière les platines du Battle Opsession depuis onze ans, Nicolas Guilloteau aka DJ One Up est de ceux qui vadrouillent de compétition en compétition pour faire ambiancer les danseurs. Avec Slapback, une formation instrumentale, il ramène de la musique live au cœur du cercle. Et éclaire notre lanterne sur la relation entre musiciens, platinistes et les danseur·euse·s.

Photo Slapback

1 – Qu’apporte la présence d’un groupe live – en plus des traditionnels DJ’s – dans les battles ?

Si je défends le projet Slapback depuis cinq ans, c’est par envie de renouvellement musical. On est souvent sur une même esthétique, une façon de produire qui est similaire chez tous les beatmakers. L’idée ici c’est d’aller proposer quelque de chose de différent, une énergie nouvelle, des possibilités d’improvisation. C’est quelque chose de rare aujourd’hui. Après la premier live donné lors du Battle Opsession, l’an dernier plusieurs événements nous ont contacté.

2 – Plus généralement, comment peut-on qualifier les relations entre les musiciens, les DJ’s et les danseur·euse·s ?

Historiquement, la musique recherchée pour les battles se trouve dans les disques vinyles. La culture hip hop naît de ça : c’est la recherche de break, ces parties de basse et de batterie qu’on retrouve en particulier dans les morceaux de soul et de funk. C’est cet échantillon de son-là qu’on recherche car c’est là-dessus que les danseurs bougent. De fait, je pense qu’il y a une réelle connexion entre les musiciens et les danseurs. On dit souvent que la musique c’est le kérosène des danseurs, mais je pense que ça va encore au-delà de ça : c’est ce qui les amène à imaginer, à créer des mouvements, se surpasser. Ce sont les styles musicaux qui créent les styles de danse. Tout est connecté.

3 – La parité est de mise dans le cercle. Il y a autant de femmes et d’hommes qui se répondent en dansant. Qu’en est-il derrière les platines ?

Je pense que c’est surtout une question mathématique au départ. Il y a beaucoup plus d’hommes qui pratiquent le DJing. Mais personnellement, sans vouloir faire plaisir, toutes les femmes que j’ai croisé aux platines ont une identité à elles et déchirent. Ce n’est pas une question de sexe, on parle d’artiste. Le nombre de DJ femme augmente aujourd’hui, parce qu’on leur laisse plus de place, il y a moins de timidité de leur part, et sans doute moins de machisme du côté des programmateurs. C’est vraiment positif, de nos jours, de pouvoir parler d’une présence accrue des femmes dans le monde du DJing.

5 – Après toutes ces années de DJing derrière toi, pourrais-tu nous ressortir quelques souvenirs marquants ?

Tous mes souvenirs sont magnifiques, j’en vis toujours encore aujourd’hui. Mais celui qui se démarque des autres, je pense que c’est mon premier battle aux États-Unis : l’événement Evolution à New-York. Pour deux choses : en tant que DJ français à New-York sur un événement de danse c’est une chance énorme. Ensuite, en remettant le pied à terre je me suis dis “je veux vivre ça toute ma vie”. Ça m’a motivé à continuer de travailler et arriver là où j’en suis aujourd’hui… Après, ça fait dix ans que je réalise des petits rêves que j’ai eu dans ma vie et à chaque fois c’est une expérience incroyable. C’est ce qui m’a fait grimper dans la fusée pour m’envoler vers l’univers dans lequel je vis !

Retrouvez Slapback le samedi 22 février au Battle Opsession.
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